Investir dans un placement immobilier représente un rêve pour un grand nombre d’entre nous. Toutefois, il s’agit d’une vision difficile à réaliser, d’autant plus que le secteur de la construction et du bâtiment est en difficulté depuis quelque temps. L’année 2018 a été celle qui a fragilisé le plus le domaine. L’inflation, la hausse des salaires, la baisse du pouvoir d’achat de la population agissent directement sur l’état du marché en France. Puis, d’autres facteurs comme la défaillance des sociétés qui travaillent dans le secteur viennent aussi s’ajouter à la liste. Afin d’en savoir un peu plus sur le sujet, ci-après le dossier qui traite des chiffres de la construction et du bâtiment concernant l’année 2018.

La régression de l’investissement dans la construction et du bâtiment

Tout d’abord, l’investissement des ménages dans le secteur des travaux de construction se retrouve en baisse. Il a régressé de 3 % par rapport au chiffre de l’année 2017. Cette dernière a, pourtant, été fructueuse avec une croissance de 17,5 %. Pour avoir une idée plus précise sur l’ampleur de ce fléau, sachez qu’il n’y a eu aucune construction résidentielle de janvier jusqu’en juin 2018. 

 

Ce type de placement est laissé de côté pour des raisons financières. En effet, les concernés mettent en priorité le fait de subvenir aux besoins quotidiens au foyer et manquent de moyens pour se lancer dans un investissement immobilier. Puis, avec un faible pouvoir d’achat, le taux d’emprunt se trouve également moins élevé.

 

Et, toujours selon les experts, malheureusement, la situation continue encore de se tasser durant cette année 2019. L’investissement des ménages n’a progressé que de 1,3 % par rapport à l’année 2017.

 

La montée flambante des coûts

En outre, l’accroissement des coûts proposés dans le domaine de la construction et du bâtiment entre aussi en jeu; ce qui fait que le secteur se retrouve dans une situation où la demande est en baisse et les frais sont en train d’augmenter. 

 

En temps normal, les agents dans le domaine auraient dû diminuer leurs tarifs pour attirer la clientèle. Cependant, la montée des coûts dont l’inflation et la hausse des salaires empêchent de mettre en oeuvre cette stratégie. Il faut savoir que le salaire dans ce secteur a une croissance plus marquée que les autres. Celui-ci s’élève à une valeur de plus de 2 % au second trimestre de l’année 2018.

 

Du coup, tout cela ne risque pas d’arranger les choses. Si la situation actuelle ne change pas, le marché ne va plus être rentable pour les entreprises qui travaillent dans le secteur.

 

L’augmentation des défaillances d’entreprise dans le domaine

Une des raisons pour que le domaine de la construction et du bâtiment soit encore au ralenti : l’accroissement des défaillances des sociétés qui se trouvent dans le secteur. Retard de paiement, délai de construction non respecté, emprunts, les raisons sont nombreuses. Ce fléau touche beaucoup plus les entreprises qui disposent d’un chiffre d’affaires de 5 jusqu’à 15 millions d’euros par an. Effectivement, celles-ci ont vu un taux de défaillance qui s’est élevé jusqu’à 27%. Il s’agit d’un chiffre évalué à la fin du mois de juin 2018. 

 

Comparé aux données enregistrées du mois de mars à juin 2017, le chiffre a augmenté de 0,5 % pour 2018 (à la même période). C’est une regrettable situation qui ne s’est pas produite depuis quelques années !

 

La prolongation des délais de paiement

Les entreprises du bâtiment et de la construction font aussi face à un autre problème assez contraignant. Le délai de paiement est déterminé à 7 jours de plus que celui de 2017. Il est, ainsi, fixé à 75 jours. Il s’agit d’une période assez longue qui risque d’entraîner des soucis d’ordre financier pour les sociétés qui se trouvent dans le secteur. Ce problème risque également d’avoir des impacts sur leur pérennité.

 

Les symptômes d’une surchauffe

Autre problème dans le secteur du bâtiment et de la construction : celui-ci enregistre divers symptômes de surchauffe durant l’année 2018. En effet, en plus d’une demande qui connaît une régression, le domaine fait également face à des capacités de production qui sont presque saturées. Et, comme si cela ne suffisait pas, le secteur a du mal à recruter en ce moment. Les jeunes préfèrent se tourner vers d’autres secteurs plus “intéressants” et les personnes qui sont expérimentées dans le domaine ne sont plus assez nombreuses.

 

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