L’humidité affecte directement la quantité d’allergènes dans l’environnement intérieur. Ainsi, une humidité élevée entraîne la croissance de populations d’acariens et de colonies de moisissures, ce qui augmente considérablement la charge totale d’allergènes des personnes allergiques. Mais un taux d’humidité insuffisant est tout aussi impactant pour la santé, avec des démangeaisons oculaires, un assèchement des muqueuses et des troubles de l’humeur. C’est pourquoi il est conseillé de calculer le taux d’humidité d’une maison avec un hygromètre et de s’équiper en conséquence (humidificateur ou déshumidificateur), le cas échéant.

Cet article explique les effets de l’humidité sur le corps humain. Pourquoi le maintien du taux d’humidité dans la maison dans une fourchette spécifique permet de maîtriser nos allergies et d’améliorer notre confort de vie ?

Les effets d’un taux d’humidité élevé sur le corps humain

Cela peut sembler évident, mais même les personnes non allergiques souffrent d’une humidité élevée en intérieur. Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi l’air chaud et humide nous met si mal à l’aise ? D’un autre côté, pourquoi l’air extrêmement sec est lui aussi source d’inconfort (bien que pour des raisons différentes) ?

Plus l’humidité est élevée, moins la chaleur est supportable par le corps humain. C’est la fameuse variable de la température « ressentie ». Par exemple, une température de 35° C sera ressentie comme telle lorsque l’humidité relative est à environ 30 %. Mais si l’on augmente le taux d’humidité à 65 %, Cette même température sera perçue comme égale à 47 par le corps humain ! Un tableau d’indice de chaleur intègre l’humidité relative à la température afin de fournir une évaluation plus précise de la température ressentie.

Ce tableau météorologique est similaire à celui du « refroidissement éolien » que l’on utilise en hiver. Dans ce cas, la vitesse du vent est prise en compte dans la température pour donner une lecture plus précise de la sensation de froid perçue par notre corps. Mais pourquoi l’humidité donne-t-elle une impression de chaleur ? Pour comprendre cela, nous devons comprendre comment notre corps nous refroidit.

L’humidité entrave le mécanisme de refroidissement du corps

L’organisme de l’Homme est intrinsèquement fragile. La baisse de deux petits degrés de la température corporelle peut se traduire par de graves conséquences sur la santé, notamment l’hypothermie. Deux degrés de plus, et nous sommes déjà en hyperthermie. Ainsi, à chaque extrémité du spectre, lorsque la température physiologique du corps commence à s’écarter de la norme, des problèmes de santé peuvent survenir.

Lorsque la température extérieure se rapproche de la température du corps humain (environ 37° C), le corps subit une série de réactions pour rester frais. La transpiration, la modification du rythme et de la profondeur de la circulation sanguine et l’augmentation du débit de la respiration sont autant de mesures que le corps prend pour se refroidir et évacuer l’excès de chaleur.

La transpiration, l’un des principaux mécanismes de refroidissement du corps, se lance à une condition : il faut que l’eau qui peut être excrétée par la peau s’évapore. C’est là que l’humidité entre en jeu. La concentration d’eau dans l’air par rapport à la température ambiante (humidité relative) détermine la vitesse à laquelle l’eau peut s’évaporer de la peau. Lorsque l’air contient plus d’humidité (par rapport à l’humidité totale qu’il pourrait contenir à cette température), il est plus difficile pour l’air d’absorber la sueur de notre peau.

Le résultat ? Nous continuons à transpirer, et au lieu de ressentir un quelconque soulagement, nous ressentons davantage de chaleur et une tendance désagréable à être « collant ». Lorsque l’humidité relative élevée continue à vous faire transpirer et que vous n’arrivez pas à vous rafraîchir, votre corps doit trouver un autre moyen de baisser sa température.

Les conditions de faible ou de forte humidité peuvent avoir diverses conséquences négatives sur la santé de l’organisme. Le maintien d’un taux d’humidité relative entre 35 et 50 % est souvent l’idéal, car il permet non seulement au corps de fonctionner normalement, mais il empêche également la croissance d’allergènes comme les acariens et les moisissures. En somme, l’humidité relative dépend de la température. Ces deux facteurs sont intiment liés, et les variations de l’un influeront sur l’autre.