Le taux du crédit immobilier a légèrement augmenté ces derniers mois, ce qui n’a pas l’air de dissuader les foyers d’y souscrire. Et pour cause, des conditions de financement avantageuses sont proposées à ceux-ci pour rattraper cette hausse. C’est en tout cas ce qu’a démontré l’étude réalisée par l’Observatoire Crédit Logement/CSA. La hausse du taux du crédit immobilier ne cesse de s’accélérer et les ménages modestes ainsi que les primo-accédants en souffrent le plus. Reste à voir si cette situation ralentira le relancement du marché immobilier après le confinement.

Un taux dépassant le plancher historique

Cette hausse du taux de crédit immobilier a commencé en avril dernier. Les chiffres ont augmenté de 1,17 % depuis le mois de mars. Néanmoins, cette augmentation avoisine le même taux plancher de l’histoire qui est de 1,12 %. Sur 15 années, ce taux tourne autour de 0,95 %, contre 1,12 % sur 20 ans.

En définitive, seuls 25 % des emprunteurs bénéficient d’un taux inférieur à 1 %. Pour les souscriptions dont la durée de remboursement s’étend sur 20 ans, le taux se maintient généralement à 1,5 %. Si cette durée est prolongée à 25 ans, la moyenne atteint 1,37 %. En général, les particuliers préfèrent souscrire à un taux de crédit immobilier de moins de 1,5 %.

De moins en moins de souscriptions validées

Comme le refinancement des banques est plus élevé, le coût du risque a augmenté en conséquence. En définitive, la crise sanitaire a impacté sur la production de prêts. Si la hausse des prix a persuadé les banques de limiter leurs conditions d’accès à des prêts en 2019, le confinement a renforcé cette limitation. Il en résulte que la production a chuté de 8,1 % durant les trois premiers mois de 2020.

Les achats dans l’immobilier neuf ont davantage dégringolé à raison de – 12,5 %. Le ralentissement des transactions s’est particulièrement manifesté au sein des grandes villes françaises. Toutefois, les prix stagnent encore. En fait, la demande a considérablement baissé depuis le durcissement des conditions d’accès aux prêts immobiliers. Un déséquilibre entre offres et demandes constitue en effet la conséquence la plus évidente de cette hausse des taux de crédit. Compte tenu de toutes ces données, la relance du marché immobilier s’annonce difficile.

Une suite incertaine pour le marché

Au fur et à mesure du déconfinement, le marché immobilier reprend petit à petit son élan. Cependant, l’incertitude règne au niveau du comportement des particuliers qui envisagent de souscrire à un prêt immobilier ou d’abandonner leur projet d’achat. Certains ménages prévoient en effet de reporter leur projet à plusieurs semaines, voire des mois.

Chez les vendeurs, la réticence à vendre s’explique par la baisse possible des prix en raison de la limitation d’accès aux prêts immobiliers. Le comparateur https://www.detective-banque.fr permet toutefois aux futurs acheteurs de trouver les meilleures offres de prêt immobilier en faisant le tour des banques en ligne et des néobanques les plus fréquentées.

Par ailleurs, le marché a du mal à démarrer à cause de la rigidité du système d’octroi de crédits. Les courtiers semblent pencher davantage pour contourner les recommandations du HCSF en vue d’assouplir les conditions d’octroi et valider ainsi plus de dossiers d’emprunt. Ils estiment également que le mode d’évaluation du taux d’usure devrait être modifié de façon à réintégrer les emprunteurs solvables dans le système et favoriser l’accessibilité à l’achat immobilier. En réalité, les règles de calcul sont désuètes étant donné l’évolution de la situation financière des ménages. Un plan de relance est envisagé par le gouvernement pour redresser le marché immobilier à compter de l’année prochaine. Ce projet devrait inclure l’assouplissement des conditions d’accès au PTZ. Sinon, les experts estiment que l’APL Accession devrait être remis au goût du jour.